This is the rating and price for Baga Maske Guinea
Description : BAGA MASKE
Guinea. H 133 cm.
Provenienz:
- Mory Diané, Conakry, vor 1958.
- Mamadou Diaou, Bamako und Paris, Anfang 1960er Jahre.
- Mamadou Kaba Diané, New York, Anfang 1960er Jahre.
- Patrick Erouart-Siad, écrivain français à New-York, dAnfang 1990er Jahre.
- Schweizer Sammlung, seit 1999.
Die Baga leben im Küstengebiet von Guinea und obwohl heute die meisten (sunnitische) Muslime sind, halten sie trotz ihrer muslimischen Oberschicht und der christlichen Missionierung während der französischen Kolonialherrschaft an traditionellen Glaubensvorstellungen fest. Trotzdem hat die animistische Kultur, inklusive der Masken- und Figurentradition, zunehmend an Bedeutung verloren und viele der alten Kunstwerke wurden im Zug der Konvertierungen zerstört oder verkauft.
Zu den beeindruckendsten Erzeugnissen der afrikanischen Bildhauerei gehören die markanten d'mba-genannten Bu?sten aus dem Simo-Bund die anfänglich oft als nimba oder n'mba bezeichnet wurden. Es gibt davon nur wenige authentische Exemplare, meistens in Museen, die alle sind wie die hier Angebotene vor 1950 zu datieren sind.
Vorliegende Skulptur fand laut glaubhafter Darstellung der Involvierten noch vor der Unabhängigkeit Guineas den Weg in den Westen. Mamadu Dio, ein lokaler Zwischenhändler, erwarb sie demnach im Land selbst mit Hilfe der Kolonialbeamten als moslemische Missionare solche Objekte konfiszierten.
Vorliegende Skulptur fand laut glaubhafter Darstellung der Involvierten noch vor der Unabhängigkeit Guineas den Weg in den Westen. Mamadu Dio, ein lokaler Händler, erwarb sie demnach im Land selbst mit Hilfe der Kolonialbeamten als moslemische Missionare solche Objekte konfiszierten.
Mory Diané verkaufte das Werk nach Paris an Mamadou Diaou. Dieser sendete es dann mit zwei anderen Masken des gleichen Typs an Mory's Sohn, Mamadou Kaba Diané, der in New York Sammler mit afrikanischer Kunst belieferte. Eine der anderen Masken hat dieser dann an Nelson Rockefeller verkauft und die andere an den New Yorker Galeristen John Klejman. Die dritte Maske, also die hier angebotene, behielt Mamadou Kaba Diané zunächst für sich bevor er sie in den 1990er Jahren aus finanzieller Not an Patrick Erouart-Siad verkaufte. In einem uns vorliegenden Video-Interview bestätigt Mamadou Kaba Diané diese Provenienz und erwähnt ein leider unauffindbares Foto aus der New Yorker Zeit auf dem die drei Masken zusammen zu sehen wären.
Die unverwechselbare Kreation ist von vier weiblichen Tanzaufsätzen die als Metapher für die Gründung der Baga-Kultur stehen. Auch bei den Baga gilt die Frau als Gründerin der Gesellschaft. Ihnen und den sie ehrenden Masken kommt die Bewahrung der zentralen Tugenden zu. Sie stehen für Schönheit, Fruchtbarkeit, gutes Betragen, Rechtschaffenheit, Würde und Erfüllung der sozialen Pflichten. Die Gestalten werden als Darstellung der erstrebenswerten weiblichen Ideale und der vorbildlichen Rolle der Frau in der Gesellschaft betrachtet. Die n'dba stellt die 'ältere Mutter' dar, eine Karikatur der universellen Mutter, deren wesentliche Eigenschaft die selbstlose Hingabe ist. Die andern drei Masken sind die d'mba-da-tshol (die junge Närrin), die dzigiren-wöndë ( die junge Braut) und die sa-sira-ren (die junge Schönheit).
Die Gestalt trat bei allen wichtigen Anlässen wie Erntefesten, Empfängen,Vermählungen, Geburten und Beerdigungen auf. Am unteren Teil der kolossalen Skulptur war ursprünglich ein Gestell aus Ästen angebracht, das dem Tänzer erlaubte, die Maske zu schultern. Darüber kam ein Maskenkleid aus Textilien und Raphia zu liegen, das ihn zur Gänze versteckte. Orientieren konnte sich der Tänzer nur durch die Gucklöcher zwischen den Brüsten der Büste, weshalb er meist von einer Begleitperson geführt wurde.
Formal einzigartig ist der überdimensionierte schmale Kopf mit der Stirnwulst, den geheimnisvollen Augen, der dominanten Nase und dem im Vergleich winzigen Mund. Die Ohren und die sorgfältig geflochtene, oben als Kamm endende Frisur sind gekonnt ausgearbeitet - die Ritzmuster auf den Wangen geben die Stammeszeichen der Baga wieder. Europäische Polsternägel aus Messing zieren die klaren Linien. Mustergültig sind auch die Werkzeugspuren an der Oberfläche des harten, und nachträglich patinierten Holzes.
Weiterführende Literatur: Lamp, Frederick (1996). Art of the Baga. A Drama of Cultural Reinvention. München, New York: Prestel-Verlag.
MASQUE BAGA
Guinée. Hauteur : 133 cm
Provenance:
- Mory Diané, Conakry, avant 1958.
- Mamadou Diaou, Bamako et Paris, début des années 60.
- Mamadou Kaba Diané, New York, début des années 60.
- Patrick Erouart-Siad, écrivain français à New-York, début des années 90.
- Collection suisse, depuis 1999.
Les Baga vivent sur le littoral de la Guinée et, bien qu'aujourd'hui ils soient pour la plupart musulmans (sunnites), ils restent attachés, malgré leurs élites islamisées et l'action des missions chrétiennes sous la colonisation française, à leurs croyances ancestrales. Néanmoins, la culture animiste, y compris la tradition des masques et de la statuaire, n'a cessé de perdre en importance et, en lien avec les conversions, un grand nombre d'aeuvres d'art anciennes ont été détruites ou vendues.
Jadis connus sous le nom de nimba ou n'mba, les extraordinaires bustes d'mba de la société du Simo comptent parmi les créations les plus impressionnantes de la sculpture africaine. Il n'en existe plus que de rares exemplaires authentiques, la plupart conservés dans des musées, ils datent tous, à l'image du buste proposé ici, d'avant 1950.
Selon les indications tout à fait crédibles qui nous ont été fournies, la sculpture ci-dessus a pris le chemin de l'Occident avant l'indépendance de la Guinée. Avec l'aide des fonctionnaires coloniaux, un commerçant local, Mory Diané, l'acquit sur le terrain quand les missionnaires musulmans se mirent à confisquer ce genre d'objets.
Mory Diané l'envoya ensuite, avec deux autres masques du même type, à Mamadou Diaou à Paris, qui lui-même l'envoya à New York à Mamadou Kaba Diané, fils de Mory, qui approvisionnait les collectionneurs new-yorkais en art africain. Un de ces masques fut vendu par lui à Nelson Rockefeller, et l'autre au galeriste de New York John Klejman. Le troisième masque, offert ici, est resté aux mains de Mamadou Kaba Diané jusqu'à ce que des soucis d'argent l'obligent à le vendre, dans les années 1990, à Patrick Erouart-Siad. Dans une interview vidéo en notre possession, Mamadou Kaba Diané confirme cette provenance et mentionne une photo malheureusement introuvable, datant de l'époque new-yorkaise, où l'on pourrait voir les trois masques réunis.
Cette création sans égale est l'une des quatre coiffes de danse féminines qui évoquent et illustrent les origines de la culture baga. Comme d'autres peuples, les Baga voient dans la femme le fondement de la société. C'est à elle et aux masques qui l'honorent que revient la préservation des vertus cardinales. Ils personnifient la beauté, la fertilité, la bonne conduite, la probité, la dignité et l'heureux accomplissement des devoirs sociaux. Leur forme évoque les idéaux féminins par excellence et le rôle de modèle que la femme remplit au sein de la société. Le masque n'dba représente une 'mère d'un certain âge', caricature de la mère universelle, dont le trait distinctif est la générosité et un dévouement totalement désintéressé. Les trois autres masques sont d'mba-da-tshol (la petite fofolle), dzigiren-wöndë (la jeune mariée) et sa-sira-ren (la jolie fille).
La figure de n'dba apparaissait dans toutes sortes d'occasions importantes: fêtes des récoltes, réceptions, mariages, naissances et enterrements. Au bas de l'imposante sculpture prenait place à l'origine une armature de baguettes qui permettait au danseur de faire reposer le masque sur ses épaules. Par-dessus s'ajoutait un costume en tissu et raphia dissimulant entièrement le porteur du masque. Le danseur ne pouvait se diriger qu'au travers de petits orifices pratiqués entre les seins, raison pour laquelle il était en général accompagné par quelqu'un qui le guidait.
Les traits saillants qui distinguent ce masque sur le plan formel sont la tête à bourrelet frontal, à la fois étroite et surdimensionnée, les yeux pleins de mystère, le nez proéminent et la bouche comparativement toute menue. Les oreilles et la coiffure, soigneusement tressée et surmontée d'une crête, sont travaillées avec grand art, quant au dessin gravé sur les joues, il renvoie à une marque tribale propre aux Baga. Les clous de tapissier en laiton, de fabrication européenne, dessinent des lignes nettes et précises. On prêtera aussi attention aux traces laissées par les outils à la surface d'un bois dur et patiné après coup.
Bibliographie: Lamp, Frederick (1996). Art of the Baga. A Drama of Cultural Reinvention. Munich/New York: Prestel.
Price: 0.00 USDIt's free to register now to view!
Estimate (low-high) : 80000 CHF-120000 CHFIt's free to register now to view!