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Adama Kouyate (1928-2020)


Black and white portrait of a young woman in a short dress, silver print photography.
Portrait De Jeune Femme En Robe Courte Quelltext auf Englisch

This artwork features a black and white portrait of a young woman standing in profile, wearing a short dress. The photograph is a silver print on baryta paper, showcasing the subject's elegance and the subtle textures of the background.

Black and white photograph of three young women in traditional dresses on a rug.
Trois Jeunes Femmes Au Tapis Quelltext auf Englisch

A striking black and white silver print capturing three young women dressed in traditional attire, elegantly posed on a patterned rug. The image highlights cultural attire and the beauty of the subjects, set against a simple backdrop.

Black and white group portrait, silver print on baryta paper.
Portrait De Groupe Au Studio Quelltext auf Englisch

A black and white group portrait captured in a studio setting, showcasing four individuals dressed in traditional attire. The photograph is a silver print on baryta paper, emphasizing the textures and details of the subjects' clothing and expressions.

Sous l Apartheid, les Noirs n avaient ni le droit de se réunir ni celui de consommer de l’alcool. Dans les townships d alors, des baraques faisaient office de bars clandestins, les shebeen. Ces shebeen étaient les seuls lieux où la liberté, dans les arrière-cours ou confinée entre des murs, trouvait un exutoire. S y réunissaient les paumés, les ouvriers, l alcoolisme ordinaire ainsi que les opposants au régime la subversion. Les shebeen étaient des creusets, on y oubliait le système autant que s y fourbissaient les armes de son renversement... 15 ans après la fin de l Apartheid, que reste-il des shebeen ? Cette réflexion est la genèse de l oeuvre. Ananias Léki Dago, photographe, est entré dans des shebeens, aujourd hui. Il a pris le temps de l observation, s est posé, s est s imprégné de l atmosphère pour transcrire au plus juste sa perception du réel. Pris au Leica, les clichés d Ananias Léki Dago se nourrissent de lignes ; des bouteilles, des queues de billard, des fragments de corps se découpent, des mains s attardent ; des ombres se creusent, se détachent. L écrivain Mongane Wally Serote situe sa nouvelle dans un shebeen. Un soir, un ancien résistant au régime de l Apartheid échange des confidences désabusées avec une femme, solitaire comme lui. Par bribes, il se remémore le passé. Le shebeen, hier comme aujourd hui, est un monde en soi ; décrit comme un organisme vivant où la chaleur des corps se mêle aux émanations d alcool et fumées de cigarettes. Entre la nouvelle désenchantée de Serote et les fragments de silhouettes sur les photos d Ananias, le lecteur se fait une image du shebeen. Loin d une vision romanesque, il apparaît comme un lieu fermé, atemporel ; presque ordinaire mais difficile d accès et d évasion.
Sous l Apartheid, les Noirs n avaient ni le droit de se réunir ni celui de consommer de l’alcool. Dans les townships d alors, des baraques faisaient office de bars clandestins, les shebeen. Ces shebeen étaient les seuls lieux où la liberté, dans les arrière-cours ou confinée entre des murs, trouvait un exutoire. S y réunissaient les paumés, les ouvriers, l alcoolisme ordinaire ainsi que les opposants au régime la subversion. Les shebeen étaient des creusets, on y oubliait le système autant que s y fourbissaient les armes de son renversement... 15 ans après la fin de l Apartheid, que reste-il des shebeen ? Cette réflexion est la genèse de l oeuvre. Ananias Léki Dago, photographe, est entré dans des shebeens, aujourd hui. Il a pris le temps de l observation, s est posé, s est s imprégné de l atmosphère pour transcrire au plus juste sa perception du réel. Pris au Leica, les clichés d Ananias Léki Dago se nourrissent de lignes ; des bouteilles, des queues de billard, des fragments de corps se découpent, des mains s attardent ; des ombres se creusent, se détachent. L écrivain Mongane Wally Serote situe sa nouvelle dans un shebeen. Un soir, un ancien résistant au régime de l Apartheid échange des confidences désabusées avec une femme, solitaire comme lui. Par bribes, il se remémore le passé. Le shebeen, hier comme aujourd hui, est un monde en soi ; décrit comme un organisme vivant où la chaleur des corps se mêle aux émanations d alcool et fumées de cigarettes. Entre la nouvelle désenchantée de Serote et les fragments de silhouettes sur les photos d Ananias, le lecteur se fait une image du shebeen. Loin d une vision romanesque, il apparaît comme un lieu fermé, atemporel ; presque ordinaire mais difficile d accès et d évasion. Gang Editions
Sous l Apartheid, les Noirs n avaient ni le droit de se réunir ni celui de consommer de l’alcool. Dans les townships d alors, des baraques faisaient office de bars clandestins, les shebeen. Ces shebeen étaient les seuls lieux où la liberté, dans les arrière-cours ou confinée entre des murs, trouvait un exutoire. S y réunissaient les paumés, les ouvriers, l alcoolisme ordinaire ainsi que les opposants au régime la subversion. Les shebeen étaient des creusets, on y oubliait le système autant que s y fourbissaient les armes de son renversement... 15 ans après la fin de l Apartheid, que reste-il des shebeen ? Cette réflexion est la genèse de l oeuvre. Ananias Léki Dago, photographe, est entré dans des shebeens, aujourd hui. Il a pris le temps de l observation, s est posé, s est s imprégné de l atmosphère pour transcrire au plus juste sa perception du réel. Pris au Leica, les clichés d Ananias Léki Dago se nourrissent de lignes ; des bouteilles, des queues de billard, des fragments de corps se découpent, des mains s attardent ; des ombres se creusent, se détachent. L écrivain Mongane Wally Serote situe sa nouvelle dans un shebeen. Un soir, un ancien résistant au régime de l Apartheid échange des confidences désabusées avec une femme, solitaire comme lui. Par bribes, il se remémore le passé. Le shebeen, hier comme aujourd hui, est un monde en soi ; décrit comme un organisme vivant où la chaleur des corps se mêle aux émanations d alcool et fumées de cigarettes. Entre la nouvelle désenchantée de Serote et les fragments de silhouettes sur les photos d Ananias, le lecteur se fait une image du shebeen. Loin d une vision romanesque, il apparaît comme un lieu fermé, atemporel ; presque ordinaire mais difficile d accès et d évasion.

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