Über das Lot Chargen- 30
Titel : Cavalier Baoule
Literature : La Collection Marijke & Hans van Oosterom, dans Arts d'Afrique Noire, no.50, 1984, p.10.Vogel, S., Baule: African Art Western Eyes, New Haven, 1997, p.189. Anmerkung : COLLECTION HANS ET MARIJKE VAN OOSTEROMNo VAT will be charged on the hammer price, but VAT payable at 19.6% (5.5% for books) will be added to the buyer’s premium which is invoiced on a VAT inclusive basisLa statue Baoule Van Oosterom par le Maître de la Coiffure en TresseLes statues Baoule les plus grandes, les plus anciennes et les plus élaborées sont réalisées à la demande des devins, komyien, pour abriter les dieux et les esprits qui se manifestent par l'intermédiaire de leur partenaire humain et leurs transmettent des messages lorsqu'ils sont en état de transe (Vogel, Baule: African Art Western Eyes, New York, 1998).La statue Van Oosterom est l'une des deux statues Baoule d'une exceptionnelle qualité qui puisse être attribuée avec certitude au Maître de la Coiffure en Tresse actif au XIXe siècle. L'autre statue faisait partie de l'ancienne collection Vérité (Collection Vérité, 17 juin 2006, lot 164) et était rattachée à la région de Sakassou, ce qui est très probable. La région de Sakassou, dans la vallée de Bandama, est une région renommée pour la virtuosité de ses sculpteurs (voir DeGrunne, Main des Maîtres, 2001).La statue Van Oosterom et la statue Vrérité, en plus de leur exceptionnelle sculpture, de leur grande taille et de leur ancienneté, possèdent la même coiffure et barbe en fibres tressées, la même sensibilité dans le traitement des traits du visage - comme les yeux soulignés avec des paupières lourdes et une rainure transversale - les mêmes scarifications faciales , la double ligne caractéristique à la racine des cheveux, des ornements de bras très similaires et des mains puissantes. Les deux statues ont un espace entre les hanches et l'animal qu'ils montent, qui permettait de passer un tissu afin de bien envelopper la statue, ce qui est un autre signe de leur ancienneté. C'est la haute coiffure en tresse ainsi que les traits raffinés du visage qui distinguent ces deux statues au premier coup d'oeil. Le nom de Maître de la Coiffure en Tresse est donc bien approprié à cet habile et réflchi artiste.Le personnage de la statue Van Oosterom repose sur un animal miniature qui semble être un cheval et il tient dans sa main des rênes raffinées. Les chevaux ne survivent pas longtemps chez les Baoule en raison des mouches tsé-tsé et la fonction spirituelle de cette statue suggère qu'il s'agit d'un attribut prestigieux (commentaire personnel d'Alain-Michel Boyer). Cette statue est à notre connaissance la seule de cette qualité avec un cheval, le personnage de la statue Vérité est représenté de face sur un léopard et les autres exemples cités ci-dessous reposent soit sur un léopard soit sur un tabouret. Pour les Baoule et les Agni, un personnage placé sur un animal, un tabouret ou encore un homme symbolise la possession du devin par les esprits de la nature, l'esprit doit être glorifié, magnifié et traité stylistiquement comme une personne riche afin qu'il soit honoré (commentaire personnel d'Alain-Michel Boyer). Dans l'ouvrage de Susan Vogel, p.222, on peut voir un personnage placé sur les épaules d'un autre personnage.La statue Van Osteroom fait partie avec celle de Vérité d'un groupe extrêmement réduit de quatre statues de même taille et de même ancienneté où les hommes portent une coiffure et une barbe en fibres. Les deux autres sont la statue de la collection Menil avec un léopard, la barbe tressée mais pas la coiffure (Van Dyke, K., (Ed.),African Art from the Menil Collection, New Haven, 2008, p.111, no.43), la dernèire au Musée d'Histoire Naturelle de New York, avec la barbe et la coiffure mais sur un tabouret (Vogel, S., Art/Artifact, New York, 1988).Le Maître de la Coiffure en Tresse : Le contexte BaouleCette superbe et grande statue est très certainement une asye usu utilisée par les komyien, guérisseur ou devin auquel elle appartenait. Il existait une grande compétition entre les komyien pour posséder des statues exceptionnelles car elles accroissaient leur réputation et réunissaient plus de monde lors de leurs rituels.Les personnes qui venaient consulter un devin en privé prenaient place généralement avec lui dans une petite pièce où se trouvaient l'autel et ses oeuvres d'art. Beaucoup ont vu ces statues, maillets de gong et d'autres objets intrigants utilisés durant les prestations publiques, mais personne n'en parlait. Les gens disaient avoir assistés à des danses divinatoires - mais pas qu'ils avaient vu son ou ses objets.Paradoxalement, les sculptures avaient deux fonctions, l'une d'attirer l'attention du public et l'autre de créer un spectacle palpitant. Les devins les plus réputés exécutaient des performances très recherchées avec trois ou quatre styles de musiques et de danses différents, plusieurs changements de costume et un grand nombre de choses à regarder. Les grandes statues placées au bord de la scè ne parmi les autres objets d'intérêt soulignent la puissance et la complexité de la relation entre les esprits et le devin et suggè rent un autel important (bien qu'il soit génnéralement caché).Un homme, une femme ou un enfant peuvent re possdés par deux sortes de puissances : les esprits de la brousse, appelés asye usu, qui errent en grand nombre dans la nature, et occasionnellement suivent quelqu'un à l'intérieur du village , et Mbra, un ancien amuin, ou divinité, donnée aux Baoule par le Créateur et qui reste attachée à certaines familles sur plusieurs géné rations. Ces deux puissances surnaturelles mettent leurs partenaires humains en transe, ce qui est la caractéristique de ces rituels de possession, avec les mêmes représentations, costumes et é quipement, et les croyances sont les mêmes pour les deux. Au moins une statue de qualité (d'habitude plusieurs) avec ses accessoires était crée pour contenir l'esprit ou la divinité, c'est pourquoi les cultes asye usu et Mbra concentraient la production de l'art Baoule.Selon Susan Vogel, bien que les asye usu soient horribles et inhumains, leurs statues devaient représenter un être humain idé al. Ses informateurs lui dirent que si la statue n'avait pas été jolie, elle n'aurait pas été efficace car le asye usu aurait refusé de s'y poser. Ils pensaient aussi que l'esprit aurait pu en être offensé et vouloir s'en prendre au sculpteur ou au propritaire.Comme la statue Van Oosterom le montre, les statues pour devins sont les plus réussies de la sculpture Baoule. Commandées auprès d'un sculpteur reconnu et accompli lorsque le devin a réunit assez d'argent, elles ne sont pas réalisées la hâte. Leur é laboration reflète la grande patience avec laquelle elles ont été réalisées. Elles sont aussi belles que possible et pour les conserver de la sorte les sacrifices sont rarement versés sur le visage. Les offrandes de sang sont le plus souvent répandues sur les pieds, préservant ainsi une surface relativement propre par rapport aux autres éléments de l'autel. Après la mort d'un devin les objets étaient préservés pendant des dizaines d'années jusqu'à ce que la divinité indique qu'un autre membre de la famille était choisi pour remplir ce rôle et recommence à utiliser les objets cachés jusqu'alors. Cette tradition de conservation entre les générations fait de ce type de sculpture le plus ancien et le mieux préservé de l'art Baoule.The Van Oosterom Baule figure by the Master of the Plaited Coiffure The largest, oldest and most elaborate Baule figure sculptures are made at the behest of the trance diviners,komyien , as the loci for gods and spirits that possess their human partners and send messages through them in trance states (Vogel, Baule: African Art Western Eyes, New York, 1998).The Van Oosterom figure is one of only two Baule figures of exceptional quality which can be attributed with certainty to the same master carver working in the 19th century. The other figure by this same hand, was formerly in the Vérité collection (Collection Vérité, 17 juin 2006, lot 164) and was attributed to the Sakassou area, which is certainly possible. The Sakassou region, in the Bandama Valley of the Ivory Coast, is an area renowned for the virtuosity of its carvers (see DeGrunne, Main des Matre, 2001).The Van Oosterom figure and the Vérité figure, in addition to the overall exceptional quality of carving, large proportions and considerable age, share characteristics such has the same plaited fibre coiffure and beard, the same sensitively carved facial featuressuch as the outlined and heavy-lidded eyes with transverse ocular ridgeand identical facial scarification, the characteristic double line in relief at the hairline, very similar arm ornaments and the distinct treatment of the powerful hands. Both figures have a space between the hips and the animals they surmount, this was carved to allow cloth to pass through and neatly wrap the figure, another sign of the considerable age of each work. In addition to the highly refined facial features of both, it is the highly volumetric plaited coiffure which, at first glance, distinguish these figures. Therefore, Master of the Plaited Coiffure is a fitting moniker for this thoughtful and deft Baule artist.The diminutive animal which the Van Oosterom figure strides would appear to be a horse and the figure holds the elaborately carved reins. Horses do not survive long in Baule country due to the presence of the tse-tse fly, and the spiritual function of the figure would suggest this is most likely a prestigious attribute (personal comment from Alain-Michel Boyer). However, the presence of a horse is very rare, and is unique to the Van Oosterom figure as no other figures of related age and quality share this attribute. The Vérité figure faces forward sitting upon a leopard and other related figures (cited below) are seated upon either a leopard or a stool. Everywhere among Baule and Agni, a mounted person symbolize the possession of the deviner by the nature spirits who give him informations about the future and illness, and the spirit should be glorified, magnified, stylistically treated as a rich person, so that he can be honored. In Susan Vogel's book, one can see, page 222, a person mounted by another person, a man on the shoulders of another one (personal comment by Alain-Michel Boyer).The Van Oosterom figure is one of a remarkably small corpus of only four of these early and large scale Baule male figures with fibre coiffure and/or beards. A related figure, seated on a leopard, is in the Menil Collection (Van Dyke, K., (Ed.),African Art from the Menil Collection, New Haven, 2008, p.111, no.43). It shares the plaited fibre beard, but not the fibre coiffure. Another in the American Museum of Natural History New York, with a fibre beard and coiffure, is published in Vogel, S.,Art/Artifact, New York, 1988, sits on a stool.The Master of the Plaited Coiffure: The Baule ContextThis magnificent and large figure is almost certainly an asye usu figure which would have served the komyien or healer and diviner to whom it belonged. There was strong competition among komyiens to possess an exceptional figure to increase her/his reputation, and to gather more people at their performances.People who have come to consult a trance diviner privately will usually sit in the small shrine room with the diviner and his or her works of art. Many will see the figure sculptures, gong mallets, and other intriguing objects during performances in the public arena, but no one will ever say they have seen them. People normally say they went to, or attended the divination dance not that they saw it or its objects.Paradoxically, the sculptures serve two main purposes, one of which is to attract public attention and to create an exciting spectacle. The most impressive trance diviners have the most elaborate and varied performances with three or four different styles of music and dance, several changes of costume, and a great number of unusual things to look at. Large figure sculptures arranged at the edge of the performance space along with other interesting objects advertise the importance and complexity of the diviners relationship with the spirits and hint at a major (though generally unseen) shrine.A man, woman or child may be possessed by either of two kinds of powers: bush spirits, called asye usu, of which great numbers wander about in nature, and occasionally follow someone into the village, and Mbra, an ancient amuin, or god, given to the Baule by the creator, which can remain attached to certain families over generations. Both supernatural powers send their human partners into trance states as the central feature of possession cults with similar performances, costumes, and equipment, and there are similar beliefs about both. At least one substantial figure sculpture (usually more) should be created as an abode for the spirit or god, and this and the figures numerous accessories make asye usu, and Mbra cults the focus of much Baule art. According to Susan Vogel although asye usu figures are horrible looking and inhuman, their figures are carved in the form of ideal beautiful human beings in their prime. Informants told Vogel that if the sculpture was not beautiful, it would not be efficacious, for the asye usu would refuse to come and sit on it. They also felt that the spirit might be offended by an ugly figure and harm the carver or the owner.As is clear with the Van Oosterom figure, these trance diviner carvings are the most successful Baule figure carvings. Commissioned from a recognized and accomplished sculptor when the diviner has accumulated enough money, they are not marred by haste. The elaboration of these sculptures reflects the greater leisure with which they are carved. Figures are carved to be as beautiful as possible, and to keep them that way, sacrifices are seldom poured directly on the face. Blood offerings are mainly sprinkled on the feet, preserving a relatively clean surface compared to other elements of the shrine. After a diviners death the objects might be preserved for decades until a signal indicated that another family member had been chosen by the spirits to perform the role and begin using the objects in the cache once more. The tradition that requires that the figure sculpture be kept for several generations makes this type of sculpture the oldest and best preserved of Baule art objects. BAULE EQUESTRIAN FIGUREChristie's, Auktionator, Paris, FR
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Verkaufstitel : Art Africain et Océanien
Verkaufsdatum : 15/06/2010
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Auktionsreferenz : Live Sale