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Hai bisogno di informazioni precise ? Trova il prezzo e altre valutazioni grazie alla nostra banca dati di opere d’arte africane. Figure De Reliquaire Mbulu Ngulu Kota, 1939.0



Descrizione : Figure de reliquaire MBULU NGULU KOTA, groupe Obamba (Gabon). Fonction : sculpture attachée sur le couvercle d'un panier en vannerie (appelé bwété) où étaient conservés les crânes des ancêtres fondateurs du clan. Matière : Bois à patine brun-noire, croûteuse par endroits, brillante à d'autres , fer, cuivre, laiton, matières végétales séchées. H : 43,5 cm. Epoque présumée par datation au C14 : XVII-XIXème siècles. Etat de conservation : dégâts anciens (in situ) : amputation de la partie inférieure, probablement dégradée par les xylophages. Cassure sur le côté supérieur droit du losange, juste à la jonction du cou. Décollements, fentes et manques de placage métallique par endroits. Restaurations : fixation ancienne des morceaux de laiton décollés. Collage avec pose d'une cheville dans la masse du bois à l'endroit de la cassure (travail effectué par un spécialiste avant soclage). Age C14 AMS conventionnel : 105 +/- 35 BP Date C14 calibrée : 1680 cal AD - 1939 cal AD L'interprétation de la courbe de densité de probabilité de la date calibrée permet de proposer deux intervalles de datation avec les probabilités suivantes entre 1680 cal AD et 1764 cal AD : 30,5% entre 1801 cal AD et 1939 cal AD : 64,9% Nota : Cette exceptionnelle figure de reliquaire Kota est à rapprocher d'une des toutes premières connues, ayant appartenu à Paul Guillaume et ayant été publiée en 1918 dans le n°1 de la revue intitulée les Arts à Paris (voir reproduction en bas à droite). Elle semble même l'emporter en qualité sculpturale sur cette dernière, à la fois par la dynamique et la tension de ses lignes assouplies, par l'agencement subtil de ses volumes et par ses remarquables proportions. Si les traitements des visages sont assez proches, l'expression de la sculpture présentée ici dépasse celle de la figure publiée dans la revue précitée, à la fois par l'émouvante sensibilité de sa face en forme de coeur très arrondi, la force de son regard, et surtout le mystère qui s'en dégage. Enfin, ces deux figures semblent être les seules à présenter un bas de visage recouvert de simples plaques de laiton, agrémentées seulement de deux ou trois lamelles de cuivre aplaties, juste au-dessous des yeux. Mais notons aussi l'exceptionnel bombé du front, caractéristique de notre oeuvre, et qui la distingue, semble-t-il, de toutes celles publiées à ce jour. Au regard de ces deux particularités, il serait possible que la figure de reliquaire de l'ex-collection Paul Guillaume et celle de notre vacation soient antérieures à d'autres oeuvres publiées par la suite. Six d'entre elles ont été présentées dans l'exposition Mains de Maîtres qui s'est tenue à L'Espace Culturel BBL de Bruxelles en 2001, sous la direction de Bernard De Grunne. Toutes présentent un front moins bombé, mais surtout un bas de visage recouvert de nombreuses lamelles de cuivre aplaties. D'ailleurs, les datations au C14 offrant les pourcentages les plus élevés ne situent-elles pas la création de notre figure de reliquaire entre 1632 et 1685 (à 40,3%) ou entre 1732 et 1808 (à 39,1%) ? Donc à une époque antérieure aux datations historiques supposées (1750-1860) pour les oeuvres présentant ces nombreuses lamelles de cuivre. Les figures de reliquaire Kota de ce type - dit «convexe/concave» du fait de l'inversion des volumes du visage (un front bombé surplombant une face en creux en forme de coeur) - seraient l'expression d'un même maître : «le Maître de la Sébé», la Sébé étant une rivière traversant le territoire Kota (Gabon). La résurgence de cette exceptionnelle figure de reliquaire Kota, vraisemblablement sculptée par le Maître de la Sébé en personne, et qui rejoint assurément les plus anciennes sculptures d'art tribal africain connues à ce jour, devrait nous en convaincre. Enfin, il semblerait que seules trois oeuvres de ce Maître aient été proposées aux enchères au cours des 32 années passées : en 1979, 1983 et 1988. La figure vendue en 2008, de style convexe/concave, n'était pas de cet artiste mais du groupe dit «Rubinstein- Rosenthal» (Cf. ci-après bibliographie). En conclusion, et comme le note Bernard De Grunne dans son commentaire consacré à cette dernière : «D'après les recherches et l'analyse des styles Kota se référant aux archives de Guy van Rijn de l'Université de Yale, il y a plus de 2.000 figures de reliquaire Kota connues. Sur ce nombre, il existe moins de dix figures du Maître de la Sébé...». Personnellement j'en ai répertorié huit, à savoir : celle publiée par P. Guillaume en 1918, celle vendue aux enchères en 1979 (mais j'ignore où se trouvent ces deux oeuvres aujourd'hui) et les six exposées à Bruxelles (reproductions ci-dessus en noir et blanc) provenant, à l'époque, des collections : Sydney et Bernice Clyman, New York (n° 37), Joyce et Aaron Furman (n° 38), Collection privée, Toronto (n° 39), Collection Felix, Bruxelles (n° 40), Collection privée (n° 41), et Musée Dapper, Paris (n°42). Si l'oeuvre présentée dans cette vacation représente désormais la neuvième figure de reliquaire connue, réalisée par le Maître de la Sébé, il est indéniable qu'elle peut être classée parmi les trois plus belles. Il est certain qu'une page importante de l'histoire de l'art tribal africain s'écrit avec sa présentation au public. Un public que je laisse méditer sur la conclusion de Louis Perrois à propos des figures de reliquaire Kota dans le catalogue de l'exposition de Bruxelles : «A la fois réalistes et abstraites, les figures de reliquaire résument dans leur gravité immuable, le mystère fascinant et inquiétant des rapports ambigüs entre la mort et la vie, c'est-à-dire l'essentiel des préoccupations métaphysiques de la vie des Kota. Le génie de ces artistes apparaît dans le fait que leurs oeuvres, formes ultimes des valeurs socio-religieuses de leurs compatriotes et porteuses de leur imaginaire, nous émeuvent aujourd'hui avec la même force, au-delà des barrières de culture, de langue et d'époque. Messages essentiels de ces rêves perdus de l'Afrique, les mbulu ngulu expriment encore, ici comme là-bas, toute l'ambiguité du destin de l'homme». S'agissant plus particulièrement du Maître de la Sébé Louis Perrois écrivait : «Cet artiste génial, qui a façonné avec soin ces figures de reliquaire était un «maître de la convexité» dans un univers plastique qui privilégiait un peu partout, au nord comme au sud, les expressions concaves, proches d'une sculpture quasiment en deux dimensions, à tout le moins en bas-relief». «Nourri de plusieurs courants de traditions plastiques (...) le maître de la Sébé (...) a voulu et su intégrer dans ses créations originales à la fois la traditionnelle et rigoureuse stylisation linéaire kota (coiffe, bas du visage, piètement, revers) et un discret réalisme (front, orbites) qui reste la marque de son talent». Le dossier de datation au C14 de l'oeuvre présentée ici sera remis à l'acquéreur. Soclage : Sylvain Jordan (Marseille).
Prezzo: 0.00 USD 🔓Senza carta di credito.
Stima (bassa/alta) : 150000 EUR-200000 EUR 🔓Senza carta di credito.

Il lotto Lotto n° 108
Titolo : Figure De Reliquaire Mbulu Ngulu Kota, EPOCA : 1939.0
Medium : Collage avec pose d'une cheville dans la masse du bois à l'endroit de la cassure
Leclere - Maison de ventes, banditore 🔓Senza carta di credito.
Titolo di vendita : Archéologie et Civilisations
Data della vendita : 22/04/2011 🔓Senza carta di credito.
Riferimento dell'asta : Live Sale

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