À propos du lot
n° 59
Titre : Sceptre LubaLuba scepter
Provenance : Aurait été collecté vers 1900
Phillips, Londres, 1er février 1984, lot 230
Galerie Ratton-Hourdé, Paris,
Lucien Van de Velde, Anvers
Sotheby's, Paris, 5 décembre 2006, lot 213
Importante collection privée, acquis au cours de cette venteLiterature : Revue Arts d'Afrique Noire, n.87, 1993 (pub. Ratton-Hourdé)
Elsen, J., Baur, I., Guba, vol.2, Bruxelles, Tribal Arts, 2004, p.161, fig.112Notes : Ce sceptre exquis, appelé kibango chez les Luba, avec ses formes voluptueuses et l'expression noble de ses têtes, atteste à travers sa grande qualité de l'importance qu'avaient ces objets pour les dirigeants Luba. Une particularité de ce kibango, le traitement anthropomorphe de la plaque centrale, appelée dibulu, sur laquelle la tête se transforme en une forme losangée avec deux cornes magiques gravées sur un côté. Les cornes sont un moyen mnémotechnique de se souvenir de la parenté et de l'histoire. Les volumes exceptionnels, la proportion ainsi que la profonde patine font de cet objet un des plus beaux exemplaires connus, voir Tervuren, 1995, p.209, n.165, pour un kibango de qualité comparable.
D'après Nooter-Robert (op.cit.), "ces élégantes cannes appartiennent aux dirigeants ainsi qu'à certains dignitaires afin d'assoir leur pouvoir social et leur position. Ce sont des objets héréditaires qui se transmettent suivant la lignée royale d'un dirigeant à ses successeurs. Les cannes jouaient un rôle essentiel dans les rites d'investiture précoloniaux. Après le rituel de purification dans une rivière sacrée, le nouveau roi était frotté avec une craie blanche, habillé de vêtements propres et orné d'un certain nombre d'objets afin de confirmer son nouveau titre. Le kibango était un symbole de pouvoir important et était porté par son possesseur partout où il allait. Le dirigeant tenait cet emblême comme s'il prêtait serment. Lors de cérémonies publiques importantes, la canne était plantée dans le sol, il en était de même pendant la guerre, lorsque la canne, plantée à la verticale sur le champ de bataille, symbolisait la victoire. Lorsqu'il n'était pas utilisé, cet objet était confié à la garde d'une des épouses du dirigeant ou à des dignitaires".Christie's, Salle de vente
, Paris, FR
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Titre de la vente : Force et présence - Une collection d'art Africain et Océanien du nouveau siècle
Date de la vente : 11/12/2014
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Référence de l'enchère
: Live Sale