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Description : FETICHE KONGO République démocratique du Congo Le visage ovale aux yeux incrustés de porcelaine et peints d'une bande rouge et blanche, la barbe en léger relief et hachurée, la partie supérieure du torse avec des clous et morceaux de métal insérés autour d'une charge magique, les mains posées sur le ventre et les pieds reposant chacun sur une base rectangulaire. Patine noire et brillante. Hauteur: 85.5 cm. (33¾ in.)
Prix: 0.00 USD 🔓Accès libre sans carte bancaire.
Estimations(basse-haute) : 400000 EUR-600000 EUR 🔓Accès libre sans carte bancaire.

À propos du lot n° 72
Titre : FETICHE KONGO
Provenance : James Hooper, Arundel, Angleterre, no.1845Christie's Londres, 14 juillet 1976, lot 78.
Literature : Phelps, S., Art and Artefacts of the Pacific, Africa and the Americas: the James Hooper Collection, Londres, 1976, pl.240, fig.1845
Notes : COLLECTION PRIVEE EUROPEENNENo VAT will be charged on the hammer price, but VAT payable at 19.6% (5.5% for books) will be added to the buyer’s premium which is invoiced on a VAT inclusive basis"Le visage, est le plus beau que j'ai vu sur une statue Kongo, le corps bon, c'est pour recueillir les clous, mais le visage..."Charles Ratton devant la statue Kongo de Hooper"La tête ça va, mais le corps...magnifique ! Quelle force sculpturale ! " David Sylvester devant la statue Kongo de HooperLa comparaison des deux points de vue ci-dessus et leurs réactions opposées devant cette statue sont intéressantes précisément car la statue ne laisse pas indifférent. Dans cette seule sculpture, on trouve l'harmonie entre un visage sensuel, tendre et naturaliste et un corps puissant, presque violent, créant ainsi un chef d'oeuvre dynamique d'art africain.Charles Ratton (1895 - 1986) était célèbre pour être un des premiers et des plus grands marchands d'art tribal. Il débuta sa carrière à Paris dans les années 1920 comme antiquaire spécialisé dans le mobilier, les sculptures médiévales et les peintures. Très rapidement il ouvrit une autre galerie dédiée à l'art tribal. Son expertise et sa sensibilité étaient au coeur de toutes les importantes expositions, publications et collections à partir des années 1920. Il travailla pour André Derain, André Breton, Paul Eluard et Louis Carré pour ne citer qu'eux. Il fut une des principales sources des deux plus grandes collections d'art africain et océanien jamais réunies - la collection Helena Rubinstein et la collection Josef Mueller. Il fut un des mécènes les plus importants de l'exposition de référence au Museum of Modern Art en 1935 New York. A peu près au même moment il organisa avec Pierre Matisse une exposition d'art tribal dans sa galerie - une révélation à cette époque aux Etats Unis. Alors que rétrospectivement, il réalisa ses plus grands projets dans les années 1930, il resta actif et très influent jusqu' à sa mort en 1986 (voir Lehuard, 'Charles Ratton', Arts d'Afrique Noire, no. 60, 1980, pp.11-33).C'est avec sa sensibilité et ses années d'expertise que Charles Ratton aborda sa réflexion sur le fétiche Kongo de Hooper. Il apprécia les belles proportions de son corps, mais il le vit plus comme un réceptacle pour les clous en rapport avec sa fonction sociale dans la communauté. Cependant, ayant admiré plus de chefs-d'oeuvre d'art africain que probablement personne d'autre à l'époque, il déclara que le visage était le plus beau qu'il ait jamais vu sur un fétiche Kongo.David Sylvester (1924-2001) était un célèbre critique d'art anglais et conservateur. Avec son approche orientée sur les objets, sa discipline dans l'exercice et l'art de regarder, il aida le monde à "voir" le travail de Matisse, Picasso, Giacometti, Moore, Bacon et Freud, pour citer quelques artistes les plus célèbres.En voyant les artistes qu'il a soutenus, sa réaction face à la statuette Kongo de Hooper est compréhensible. Cette sensibilité est encore plus évidente peut être en comparant le tableau de Giacometti de 1960 dont il est le sujet. Dans cette peinture Sylvester est représenté, comme le Kongo, avec un visage charnu, des lèvres pleines et une expression sobre et profonde alors que son corps est décrit avec une certaine rudesse l'aide de lignes agressives, comme des coups de couteau. Sylvester écrit sur l'art d'une manière viscérale, la figure humaine était le noyau dur, et si le visage du fétiche Kongo était bien sculpté, il est seulement décoratif par rapport la suprématie du corps.L'importance culturelle et esthétique de la statue nkisi de HooperCe fétiche faisait autrefois parti de la collection de James Hooper (1897-1971), un collectionneur passionné que son travail d'inspecteur sanitaire dans la région d'Oxford permettait de courir les antiquaires durant ses voyages afin de compléter sa collection d'objets du Pacifique, d'Afrique et d'Amérique du Nord. Lorsqu'il fut à la retraite en 1957 il ouvrit le Totems Museum à Arundel, dans le West Sussex où son importante collection fut exposée dans deux salons et dans le hall de cette maison de High Street. Cette statue fut acquise par le propriétaire actuel en 1976 lors d'une des premières ventes historiques de la Collection Hooper organisées par Christie's.Les fétiches Kongo/Yombe, nkisi nkondi, comme celui de Hooper, de grande taille et datant du XIXe siècle sont extrêmement rares. Les autres exemples connus sont aujourd'hui dans des musées plutôt que dans des collections privées.Ce fétiche est remarquable par le traitement exquis de son visage, les traits étant proches d'un autre fétiche Yombe conservé au Musée royal de l'Afrique centrale à Tervuren (RG49.9.1, 92cm), voir RMCA, Treasures from the Africa Museum, 1995, p.49, no.14. Ces deux fétiches partagent le même traitement du corps, avec les pieds formant des blocs et les bras un contour rectangulaire, la même tête légèrement relevée de forme ovale, les sourcils hachurés, les hautes pommettes, le nez aquilin et les lèvres pleines et sensuelles. En décrivant la statue de Tervuren, MacGaffey déclare : "Elle vient d'un atelier encore non identifié de Mayombe ; plusieurs autres exemples existent, avec des bras longs et fins repliés à la taille. L'accumulation de matériaux indique sa renommée à l'époque ; pour certains nkondi le clou était extrait quand la mission du nkisi était accomplie, mais (comme il est le cas ici) l'accumulation de matériaux témoigne des nombreux serments, malédictions et demandes de vengeance" (ibid: 288).Le visage particulièrement fin et délicat du fétiche Hooper contredit sa fonction socio judiciaire qui devait venger le chef Congo des agissements des sorcières et des criminels, chaque clou inséré dans son corps invoquant son pouvoir. Une boule de matière magique est toujours accrochée à son ventre alors que le même matériel au sommet de sa tête est aujourd'hui manquant. "Le ventre, ou mooyo - qui représente aussi la vie et l'esprit - est un autre foyer spirituel, remplit de médecine et ensuite fixé avec de la résine" (www.metmuseum.org/1979.206.127).Ces statues étaient aussi utilisées dans des cérémonies de serment comme ceux qui scellaient la paix entre des tribus ennemies, chaque partie enfonçant un clou dans le fétiche pour entériner l'accord et activer ses pouvoirs magiques."The face, it is the most beautiful I have seen on a Kongo figure, the body, well, it is for receiving the nails, but the face"Charles Ratton upon seeing the Hooper Kongo figure"The head is all right, but the body..magnificent! What sculptural strength !"David Sylvester upon seeing the Hooper Kongo figureThe comparison of these two points of view and their opposing reactions to the Hooper Kongo figure are interesting in precisely the same way the figure itself is interesting. In a single sculpture, we have the visual harmony, ironically, of a sensual, tender and naturalistic face paired with the raw, almost violent, body to create a dynamic masterpiece of African art.Charles Ratton (1895 - 1986) was famous as one of the first and greatest Tribal art dealers. He began his career in Paris in the 1920's as an antiques dealer in furniture, medieval sculptures and paintings. Shortly thereafter opened another gallery dedicated to Tribal art. His expertise and refined sensibility was at the heart of every important exhibition, publication and private collection from the 1920's onward. He worked with Andre Derain, Andre Breton, Paul Eluard and Louis Carr, to name but a few. He was the primary source for two of the greatest collections of African and Oceanic art ever assembled -- the Helena Rubinstein Collection and the Josef Mueller Collection. He was one of the primary sources for the works exhibited at the landmark show at The Museum of Modern Art in 1935 in New York. About the same time, he worked with Pierre Matisse to organize exhibitions of Tribal art at his gallery--a revelation at that time in the United States. While in retrospect, his most seminal accomplishments took place in the 1930's, he was active and highly influential up until his death in 1986 (see Lehuard, 'Charles Ratton', Arts d'Afrique Noire, no. 60, 1980, pp.11-33).It was with this refined sensibility and years of expertise that Charles Ratton reflected upon the Hooper Kongo power figure. He acknowledged the scale and nice proportions of the body in relation to other known Kongof figure, but saw the body as more utilitarian and more usual vis a vis its function as a receptacle for the nails within its socio-judicial role in the community. However, having seen more masterpieces of African art than probably anyone else at that time, he proclaimed that the face was one of the most beautiful he had ever seen on a Kongo figure.David Sylvester (1924-2001) was the famous British art critic and curator. With his object-oriented approach, disciplined in the exercise and art of looking, he helped the world 'see' the works of Matisse, Picasso, Magritte, Giacometti, Moore, Bacon and Freud, to name some of the most prominent subjects of his writings.Looking at the artists whom he championed, it is clear why he would respond to the Hooper Kongo figure as he did. This sensibility is made clearer perhaps by the comparison of Giacometti's 1960 painting in which he is the subject. Here Sylvester is depicted, like the Kongo, with a fleshy face, full lips and a sober and thoughtful expression while his body is depicted harshly with stabbing lines throughout. Sylvester wrote about art in a visceral way, the human figure was the core, and while the face of the Kongo figure was well executed it was only ornamental in relation to the primacy of the body.This figure was formerly in the collection of James Hooper (1897-1971), a passionate collector whose job as a sanitations inspector in the Oxford area enabled him to scour antique shops on his travels to add to his growing collection of Pacific, African and North American artefacts. On his retirement in 1957 he opened The Totems Museum in Arundel, West Sussex where his large collection was exhibited in two rooms and the hallway of the house on the High Street. The figure was acquired in 1976 by the present owner in one of the first of the series of Christie's legendary sales dedicated to the Hooper Collection.Kongo/Yombe power figures, nkisi nkondi, such as the Hooper figure, conceived on such a large scale dating from the 19th century are extremely rare. Of the known related large-scale examples, most are found in museum, rather than in private, collections.The Hooper figure is notable for the exquisite treatment of the face, with features closely related to another Yombe power figure in the Royal Museum for Central Africa, Tervuren (RG49.9.1, 92cm), see RMCA, Treasures from the Africa Museum, 1995: 49, no. 14. In addition to the treatment of the body-with block-like feet and arms forming a rectangular outline-each share the slightly upturned elliptical-shaped head, striated brows, high cheekbones, aquiline nose and full, sensuous lips. Describing the Tervuren figure, MacGaffey states: 'This is from an as-yet-unidentified workshop in Mayombe; several similar examples exist, with the long thin arms crossed at the waist. The accumulation of hardware indicates it was renowned in its day; for some nkondi the nail was extracted when the nkisi's mission was accomplished, but (as in this case) the accumulation of hardware bears witness to many oaths, curses and demands for vengeance' (ibid: 288)The Hooper figure's particularly finely carved and delicate face belies its function as a socio-judicial aid for a Congo chief whose duties were to exact revenge on witches and wrongdoers, each nail driven into its body representing an invocation to call on its powers. A ball of fetish material still clings to its belly though the similar material which once crowned the top of the head is now lost. "The belly, or mooyo-which, not coincidentally, also translates as life or soul-is another spiritual focal point, packed with medicines and then sealed with resin'" (www.metmuseum.org/1979.206.127).Such figures were also used in oath-taking ceremonies such as those to establish peace between warring groups, each party hammering a nail in the figure to cement the agreement and to activate the figure's magical powers.
Christie's, Salle de vente , Paris, FR 🔓Accès libre sans carte bancaire.
Titre de la vente : Art Africain et Océanien
Date de la vente : 15/06/2010 🔓Accès libre sans carte bancaire.
Référence de l'enchère : Live Sale

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