Description : BAGA MASKE
Guinea. H 130 cm.
Provenienz:
- Galerie Walu (1964).
- Nachlass Schweizer-Amsler, Kastanienbaum.
Die Baga leben im Küstengebiet von Guinea und obwohl heute die meisten (sunnitische) Muslime sind, halten sie trotz ihrer muslimischen Oberschicht und der christlichen Missionierung während der französischen Kolonialherrschaft an traditionellen Glaubensvorstellungen fest. Trotzdem hat die animistische Kultur inklusive der Masken- und Figurentradition zunehmend an Bedeutung verloren und viele der alten Kunstwerke wurden im Zug der Konvertierungen zerstört oder verkauft.
Zu den beeindruckendsten Erzeugnissen der afrikanischen Bildhauerei gehören die markanten, d'mba-genannten Büsten aus dem Simo-Bund, die anfänglich oft als nimba oder n'mba bezeichnet wurden. Es gibt davon nur wenige authentische Exemplare, meistens in Museen, die alle wie das hier Angebotene vor 1950 zu datieren sind. Bemerkenswert an dieser Maske ist die im Unterschied zu der einiger bekannten Exemplare, unberührte Originalpatina.
Die unverwechselbare Kreation ist gehört in die Gruppe der vier weiblichen Tanzaufsätzen, die als Metapher für die Gründung der Baga-Kultur stehen. Auch bei den Baga gilt die Frau als Gründerin der Gesellschaft. Ihnen und den sie ehrenden Masken kommt die Bewahrung der zentralen Tugenden zu. Sie stehen für Schönheit, Fruchtbarkeit, gutes Betragen, Rechtschaffenheit, Würde und Erfüllung der sozialen Pflichten. Die Gestalten werden als Darstellung der erstrebenswerten weiblichen Ideale und der vorbildlichen Rolle der Frau in der Gesellschaft betrachtet. Die n'dba stellt die 'ältere Mutter' dar, eine Karikatur der universellen Mutter, deren wesentliche Eigenschaft die selbstlose Hingabe ist. Die andern drei Masken sind die d'mba-da-tshol (die junge Närrin), die dzigiren-wöndë (die junge Braut) und die sa-sira-ren (die junge Schönheit).
Die Gestalt trat bei allen wichtigen Anlässen wie Erntefesten, Empfängen, Vermählungen, Geburten und Beerdigungen auf. Am unteren Teil der kolossalen Skulptur war ursprünglich ein Gestell aus Ästen angebracht, das dem Tänzer erlaubte, die Maske zu schultern. Darüber kam ein Maskenkleid aus Textilien und Raphia zu liegen, das ihn zur Gänze versteckte. Orientieren konnte sich der Tänzer nur durch die Gucklöcher zwischen den Brüsten der Büste, weshalb er meist von einer Begleitperson geführt wurde.
Formal einzigartig ist der überdimensionierte schmale Kopf mit der Stirnwulst, den geheimnisvollen Augen, der dominanten Nase und dem im Vergleich winzigen Mund. Die Ohren und die sorgfältig geflochtene, oben als Kamm endende Frisur sind gekonnt ausgearbeitet - die Ritzmuster auf den Wangen geben die Stammeszeichen der Baga wieder. Europäische Polsternägel aus Messing zieren die klaren Linien. Mustergültig sind auch die Werkzeugspuren an der Oberfläche des harten, nachträglich patinierten Holzes.
Weiterführende Literatur: Lamp, Frederick (1996). Art of the Baga. A Drama of Cultural Reinvention. München, New York: Prestel-Verlag.
MASQUE BAGA
Guinée. Hauteur : 130 cm
Provenance:
- Galerie Walu, René David, Bâle (1964).
- Succession Schweizer-Amsler, Kastanienbaum.
Les Baga vivent sur le littoral de la Guinée et, bien qu'aujourd'hui ils soient pour la plupart musulmans (sunnites), ils restent attachés, malgré leurs élites islamisées et l'action des missions chrétiennes sous la colonisation française, à leurs croyances ancestrales. Néanmoins, la culture animiste, y compris la tradition des masques et de la statuaire, n'a cessé de perdre en importance et, en lien avec les conversions, un grand nombre d'aeuvres d'art anciennes ont été détruites ou vendues.
Jadis connus sous le nom de nimba ou n'mba, les extraordinaires bustes d'mba de la société du Simo comptent parmi les créations les plus impressionnantes de la sculpture africaine. Il n'en existe plus que de rares exemplaires authentiques, la plupart conservés dans des musées, ils datent tous, à l'image du buste proposé ici, d'avant 1950.
Dans ce masque, ce qui est remarquable et le différencie des quelques autres exemplaires connus, c'est sa patine originale, parfaitement conservée.
Cette création sans égale est l'une des quatre coiffes de danse féminines qui évoquent et illustrent les origines de la culture baga. Comme d'autres peuples, les Baga voient dans la femme le fondement de la société. C'est à elle et aux masques qui l'honorent que revient la préservation des vertus cardinales. Ils personnifient la beauté, la fertilité, la bonne conduite, la probité, la dignité et l'heureux accomplissement des devoirs sociaux. Leur forme évoque les idéaux féminins par excellence et le rôle de modèle que la femme remplit au sein de la société. Le masque n'dba représente une 'mère d'un certain âge', caricature de la mère universelle, dont le trait distinctif est la générosité et un dévouement totalement désintéressé. Les trois autres masques sont d'mba-da-tshol (la petite fofolle), dzigiren-wöndë (la jeune mariée) et sa-sira-ren (la jolie fille).
La figure de n'dba apparaissait dans toutes sortes d'occasions importantes: fêtes des récoltes, réceptions, mariages, naissances et enterrements. Au bas de l'imposante sculpture prenait place à l'origine une armature de baguettes qui permettait au danseur de faire reposer le masque sur ses épaules. Par-dessus s'ajoutait un costume en tissu et raphia dissimulant entièrement le porteur du masque. Le danseur ne pouvait se diriger qu'au travers de petits orifices pratiqués entre les seins, raison pour laquelle il était en général accompagné par quelqu'un qui le guidait.
Les traits saillants qui distinguent ce masque sur le plan formel sont la tête à bourrelet frontal, à la fois étroite et surdimensionnée, les yeux pleins de mystère, le nez proéminent et la bouche comparativement toute menue. Les oreilles et la coiffure, soigneusement tressée et surmontée d'une crête, sont travaillées avec grand art, quant au dessin gravé sur les joues, il renvoie à une marque tribale propre aux Baga. Les clous de tapissier en laiton, de fabrication européenne, dessinent des lignes nettes et précises. On prêtera aussi attention aux traces laissées par les outils à la surface d'un bois dur et patiné après coup.
Bibliographie: Lamp, Frederick (1996). Art of the Baga. A Drama of Cultural Reinvention. Munich/New York: Prestel.
BAGA MASK
Guinea. H 130 cm.
Provenance:
Galerie Walu (1964).
Schweizer-Amsler Estate, Kastanienbaum.
Literature: Lamp, Frederick (1996). Art of the Baga. Munich, New York: Prestel-Verlag.
Prix: 0.00 USD🔓Accès libre sans carte bancaire.
Estimations(basse-haute) : 15000 CHF-20000 CHF🔓Accès libre sans carte bancaire.